« Pour beaucoup d’éleveurs fermiers, investir dans des bâtiments pour enfermer leurs animaux signifierait l’abandon du plein air, ou même la cessation d’activité, assurent les deux syndicats dans leur communiqué diffusé ce 10 mai 2017. Respectant son engagement lors de la signature du pacte, le ministre a confirmé une approche différenciée des élevages en fonction du risque qu’ils représentent. Nous saluons cette décision qui va dans le sens de la protection des productions de qualité. »

Pour des règles adaptées au modèle de production

Les deux organisations estiment cette décision comme un « premier pas » vers la reconnaissance de la diversité des modèles de production dans la filière. « Elle doit se prolonger tout au long des discussions autour de l’accord interprofessionnel élaboré par le Cifog : les élevages traditionnels et ceux en circuits courts ne doivent pas être soumis aux mêmes règles d’élevage et de biosécurité que la production industrielle. »

Enfin, la Confédération paysanne et le Modef appellent aussi les pouvoirs publics à agir « de toute urgence » pour « réduire les transports d’animaux vivants et de diminuer la densité d’animaux sur certains territoires afin de se prémunir efficacement contre une nouvelle épidémie ».