« Après plusieurs semaines de négociation et de confrontation, les élevages de poules et de canards sains de Gabat, Domezain et Barcus (Pyrénées-Atlantiques) seront finalement soumis à une surveillance sanitaire rapprochée, écartant définitivement le risque d’abattage préventif », annonce le syndicat agricole basque ELB dans un communiqué. Des manifestations et des blocages avaient été organisés les 14 et 21 avril, pour empêcher l’abattage des animaux de ces trois exploitations en système dit « autarcique ».

« Ce n’est pas un accord négocié, prévient toutefois le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Éric Morvan. À partir du moment où je me suis refusé à entrer par la force dans les exploitations, j’en tire les conséquences. Un certain nombre de mesures de contrôles sanitaires en application stricte de la réglementation ont été prises par arrêté hier et ont été notifiées aux trois éleveurs concernés. » S’agissant des manifestations, le préfet indique qu’il saisira les parquets de Bayonne et de Pau pour « entrave à une disposition réglementaire ».

Conflits entre syndicats

Les blocages avaient provoqué la colère du président de la FDSEA des Pyrénées-Atlantiques, Bernard Layre, tout comme celle des Jeunes Agriculteurs (JA) du département pour qui « ces blocages compromettaient le vide sanitaire de centaines d’éleveurs ». Des contre-vérités, selon le syndicat ELB : « L’arrêté définissant le vide sanitaire s’achève le 29 mai pour tous et l’existence d’élevages non dépeuplés est prévue par l’arrêté. »