« L’étau se resserre autour des producteurs de volailles du Sud-Ouest mais aussi de l’ensemble du territoire, constate le syndicat dans le communiqué diffusé ce 16 octobre 2017. En plus d’avoir subi deux crises successives liées à l’influenza aviaire, les producteurs du Sud-Ouest ont dû investir et se mettre aux normes. »

Reprise d’activité retardée

Et le repeuplement des élevages a pris du retard à cause des disponibilités limitées de canetons ou de canards prêts à gaver dès la fin du vide sanitaire obligatoire. « La période de non-production s’est donc allongée de plusieurs mois, insiste la Confédération paysanne. Aujourd’hui, aucune solution en matière d’indemnisation n’est proposée à ces éleveurs. »

Pour le syndicat, « l’ensemble de la production de foie gras de « plein air » dans le Sud-Ouest […] est menacée, avec des milliers d’emplois à la clef. L’État doit répondre aux attentes des éleveurs du Sud-Ouest, en indemnisant les pertes économiques, mais aussi en impulsant un vrai plan de montée en gamme pour la filière. »

Les « industriels du hors-sol » dans le collimateur

Cette bataille que mène le syndicat s’inscrit dans la guerre qu’il conduit contre « les industriels du hors-sol » dont il craint qu’ils « accaparent les marchés et continuent de délocaliser la filière dans les pays de l’Est. Mais les paysans du Sud-Ouest ne sont pas les seuls à souffrir de cette crise : partout en France, des contrôles concernant la biosécurité sont menés sur les fermes de volailles. »

La Confédération paysanne assure que « les producteurs en circuits courts, en “autarcie” en souffrent particulièrement, sommés de s’industrialiser. Il est temps aujourd’hui que les contrôleurs, les formateurs et tous les intervenants prennent connaissance des adaptations réglementaires pour ce type d’élevage. Nous les appelons à faire preuve de discernement. »