« Cette reprise d’activité est néanmoins conditionnée à l’application de mesures particulières de biosécurité en élevage ainsi qu’à une surveillance renforcée des animaux », complète le ministère dans son communiqué diffusé ce lundi. Ce vide sanitaire faisait suite à la détection du virus H5N8 de la grippe aviaire « introduit de l’Asie par les oiseaux migrateurs. Le virus identifié dans 485 foyers en élevage s’est avéré particulièrement virulent pour les palmipèdes. »

Un enjeu de filière

Le ministère indique que l’évolution de la situation épidémiologique avec un dernier foyer le 28 mars 2017, « les résultats probants des visites sanitaires réalisées dans les élevages de volailles ont permis de lever la quasi-totalité des zones de protection et de surveillance instaurées dans le Sud-Ouest. La dernière zone réglementée localisée dans les Pyrénées-Atlantiques devrait pouvoir être levée sous une semaine. Elle ne fait, en tout état de cause, pas obstacle aux remises en place de palmipèdes. »

Les conditions de mise en place édictées par l’arrêté du 31 mars 2017 resteront en vigueur jusqu’au 31 mars 2018. « Elles concernent les éleveurs mais également tous les intervenants en élevage qui se sont engagés collectivement le 13 avril 2017 dans une démarche de maîtrise du risque influenza par la signature d’un pacte de lutte contre l’influenza aviaire et de relance de la filière des palmipèdes à foie gras », conclut le ministère.