« Dans l’organisation de cette filière – naisseur, prégaveur, gaveur – et puis le transport des animaux à l’abattoir, ça multiplie les transports, ça multiplie les échanges, et ça multiplie les risques de diffusion du virus », a lancé le ministre de l’Agriculture sur France Inter ce 14 février 2017.

« Un problème de biosécurité »

Stéphane Le Foll a rappelé les mesures de biosécurité prises dans les élevages. « On a un problème de biosécurité à l’échelle de la filière avec le transport et les mouvements d’animaux, poursuit-il. Cela nécessitera du temps pour voir comment réorganiser cette filière qui s’est mise en place depuis 30 à 40 ans. »

Le ministre a donc prévu d’aborder cette problématique avec l’interprofession. « Cela nécessitera un contrat avec le gouvernement pour voir comment on met tout cela en place », prévoit-il. Stéphane Le Foll confirmait ses propos tenus la veille.

« La multiplicité de transport est un vecteur viral »

La veille, le ministre avait tenu le même discours face à la presse. « Il y a des choses qui se sont passées qui n’auraient pas dû se passer, a souligné le ministre. Si on applique des règles de biocontrôle avec un modèle de production inchangé, cela ne servira à rien », a-t-il ajouté, soulignant que « la multiplicité de transport est un vecteur viral aussi ».

La France recense 231 foyers dans les neuf départements touchés par le virus. Le gouvernement a déclenché depuis au début de janvier des abattages préventifs dans des élevages non touchés par le virus, qui ont débouché sur au moins deux millions de canards tués à ce jour.

AFP