Ce retour au statut indemne « a été obtenu grâce à l’assainissement de tous les foyers H5N8 identifiés entre la fin de 2016 et juin 2017 et en l’absence de nouveau foyer IAHP détecté sur le territoire français depuis plus de trois mois », détaille le ministère dans son communiqué de presse.

Le Japon rouvre ses frontières

Stéphane Travert s’est félicité de cette évolution « qui va permettre d’obtenir la réouverture des marchés à l’exportation vers les pays tiers pour les volailles vivantes, les viandes de volaille et les produits à base de viande de volaille, notamment le foie gras ».

Le ministère annonce d’ailleurs que le Japon rouvre son marché aux produits de volaille français à compter du 27 octobre 2017. Et assure que les services économiques des ambassades à l’étranger poursuivent leur action auprès des autorités vétérinaires les autres pays tiers encore fermés.

Discussions en cours sur les indemnisations

Sur le front des indemnisations promises aux producteurs, le ministère précise également que les discussions avec Bruxelles se poursuivent « pour tenter de dégager des solutions d’accompagnement concernant la prise en compte des pertes d’exploitation survenues après la levée du vide sanitaire ».

« Le dispositif d’indemnisation […] [de l’]aval pour l’épisode survenu en 2016 (H5N1) va être ouvert dans les prochains jours et doté d’une enveloppe de 20 millions d’euros. Un dispositif de même nature est en cours de discussion avec la Commission européenne l’hiver 2016-2017 (H5N8). »

Priorité à la biosécurité

Le ministère insiste sur « l’impérieuse nécessité de prévenir toute réintroduction et diffusion du virus, notamment par la mise en place de nouvelles mesures de biosécurité pour tout détenteur de volailles et d’autres oiseaux captifs. En effet, des cas d’IAHP, quoique ponctuels, ont été récemment déclarés en Suisse, en Italie, en Allemagne, en Bulgarie et à Chypre. »