Avant la réunion sur la grippe aviaire qui doit avoir lieu jeudi au ministère, la Confédération paysanne a publié le mercredi 18 janvier 2017 un document dans lequel elle formule plusieurs propositions pour répondre à l’épidémie.

Parmi ses propositions, le syndicat demande l’évaluation par l’Anses de l’efficacité des mesures d’abattages préventifs dans le Sud-Ouest. La Confédération paysanne se prononce également pour l’arrêt du confinement des volailles non-palmipèdes et celui des élevages de palmipèdes autarciques.

Pour ces mêmes petits élevages autarciques, le document propose une adaptation des mesures de biosécurité. « Il est désormais évident que les différents modes de production participent de manière différenciée au risque de diffusion du virus de grippe aviaire. Le nombre d’animaux impliqués ainsi que les transports réalisés par des animaux vivants sont les facteurs centraux », analyse le syndicat.

Demande d’un soutien psychologique pour les éleveurs

Parmi ses demandes, la Confédération paysanne évoque « la prise en charge des conséquences directes et indirectes du vide sanitaire », une amélioration de l’information apportée aux éleveurs et un soutien à ces derniers. Cette dernière démarche vise par exemple la création d’une cellule de soutien psychologique ou encore la mise en place de séances individuelles avec un professionnel et de groupes de paroles par la MSA.

Le syndicat demande aussi la mise au point de tests permettant de détecter le virus avant le déplacement de volaille ou l’épandage de lisier. Concernant la vaccination, la Confédération paysanne émet des doutes sur son utilité, notamment face aux nombres importants de souches de grippe aviaire.