« Depuis le début de la crise de la grippe aviaire, un organisme joue contre les producteurs, c’est le Cifog, lancent les syndicats dans leur communiqué commun diffusé ce 13 juin 2017. Alors que nous payons tous nos cotisations, cette interprofession ne nous représente pas. Refusant d’admettre les excès des industriels aux manettes de l’interprofession, le Cifog poursuit son seul objectif : […] mettre en place un produit standard [pour le] marché mondial. »

Pas d’audit obligatoire

Défenseur des circuits courts et de la filière traditionnelle, la Confédération paysanne et le Modef affirment que le Cifog « veut mettre en place un audit obligatoire, annuel et payant, dans tous les élevages de palmipèdes et veut rendre obligatoires l’alimentation et l’abreuvement des volailles en intérieur. […] Les grands opérateurs savent bien qu’une fois très endettés, les producteurs perdent leur indépendance. »

Les deux organisations demandent l’abandon de cet « audit obligatoire » et « la mise en place de mesures de biosécurité adaptées aux élevages autarciques et traditionnels. Il faut également que les industriels fassent de sérieux efforts sur la réduction des transports d’animaux et la limitation de la taille des bâtiments. Seul l’élevage de plein air garantira un produit de qualité et le respect du bien-être animal qu’attendent de plus en plus les consommateurs. »