Il faut « limiter les abattages préventifs à 1 km autour des foyers » et « en exclure les élevages autarciques », écrit le syndicat agricole, qui organisait un pique-nique « revendicatif et informatif pour la population » sur la place du Capitole à Toulouse ce vendredi 12 février 2016.

« Remettre à plat le fonctionnement de la filière »

En janvier, le gouvernement a lancé un plan d’abattage préventif de palmipèdes, qui a été étendu à 415 communes du Sud-Ouest pour tenter d’enrayer l’épizootie. Au 10 février, les autorités sanitaires recensaient 231 foyers liés au virus H5N8 dans les élevages, et 21 cas dans la faune sauvage.

À plus long terme « pour sauver les paysans et se protéger durablement contre l’influenza aviaire », la Confédération paysanne estime qu’il faut « remettre à plat le fonctionnement de la filière de la volaille et des palmipèdes du Sud-Ouest ».

Réduire la densité des élevages et les transports

« Tous les professionnels font le constat que la pratique intensive de la production, la densité des élevages et le transport ont favorisé la dissémination du virus », affirme le syndicat. Aussi propose-t-il « de diminuer » cette densité et « de promouvoir les petites fermes et celles en système autonome », « de relocaliser les outils de transformation » ou encore « de développer la recherche sur les races rustiques ».

« Cette crise sanitaire est une occasion inespérée pour remettre en question l’élevage industriel, soutenir l’élevage fermier », a expliqué Olivier Lozat, animateur de la Confédération paysanne occitane. Jeudi, la justice a lancé une enquête sur la propagation du virus dans le Sud-Ouest. « C’est une bonne nouvelle », a commenté Sylvie Colas, éleveuse gersoise et référente de la Confédération paysanne en ce qui concerne la grippe aviaire.

AFP