Un protocole a été signé le 25 mars 2019 pour la filière du poulet de chair, entre le ministère de l’Agriculture et l’administration générale des douanes de la Chine (GACC), en marge de la visite du président Chinois Xi Jinping en France. Depuis l’embargo sur la volaille française survenu en décembre 2015, aucune viande de volaille française n’a été vendue en Chine.

Un marché modeste mais spécifique

Même si le marché reste modeste en volume et en montant, il est crucial pour la filière, car il lui permet de valoriser des morceaux (têtes, pattes, ailes) qui sont appréciés des Chinois et non consommés en France, a indiqué la Fia, Fédération des industries avicoles, qui regroupe 60 % de la filière française.

En 2015, la France avait exporté 3 570 tonnes de viande de volaille pour un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros, selon FranceAgriMer. La même année, elle avait aussi exporté pour 20 millions d’euros de génétique aviaire. La grippe aviaire a touché la France en 2015-2016 et 2016-2017, déclenchant des restrictions importantes à l’exportation dans de nombreux pays.

Des audits en décembre 2018

La Chine avait manifesté son désir de rouvrir le marché français en décembre 2018. Les audits de la filière ont eu lieu durant la semaine du 4 au 8 mars, a indiqué la Fédération des industries avicoles. Les inspecteurs chinois ont visité des couvoirs, des abattoirs et des laboratoires départementaux de contrôle sanitaire.

Les exportations ne vont pas reprendre du jour au lendemain, car les sept entreprises françaises qui étaient agréées pour l’exportation vers la Chine et suspendues depuis l’embargo, doivent recevoir individuellement des levées de suspension, a précisé la Fia : « Nous espérons que la deuxième étape prendra seulement quelques semaines. »

Le foie gras dans l’attente

Les palmipèdes (canards et oies), également sévèrement touchés par la grippe aviaire, ne sont pas concernés par l’accord. Lors de sa visite d’audit, la délégation chinoise a visité une entreprise de foie gras. « C’est de bon augure », a simplement indiqué une responsable de l’interprofession du foie gras, le Cifog.

En matière agricole, la France et la Chine ont par ailleurs signé des accords portant sur la recherche, sur la protection des plantes, et sur la génomique et les semences de blé, entre l’Académie chinoise des sciences agricoles et l’Institut national de la recherche agronomique (Inra).

AFP