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Le pacte de lutte et de relance signé

Grippe aviaire/Foie Gras
 - Le pacte de lutte et de relance signé
© A. Delest/GFA

Stéphane Le Foll a salué la signature d’un pacte de lutte contre le virus de la grippe aviaire et de relance de la filière palmipède à foie gras.

Dans son communiqué de presse diffusé ce 13 avril 2017, le ministère rappelle qu’il a réuni ce matin les organisations professionnelles des filières des volailles ainsi que les régions et départements concernés et l’ensemble des acteurs impliqués aux côtés de la filière dans la prévention et la lutte contre l’influenza aviaire.

Davantage de réactivité

Quel est l’objectif de ce pacte ? Augmenter la réactivité des filières avicoles face risque de réapparition de cette maladie. À travers lui, l’état et la filière « s’engagent à faire évoluer les modèles de prévention et de lutte contre les épizooties afin d’éviter qu’une telle crise ne se reproduise dès l’hiver prochain ».

Pour le ministre, ce pacte est un point de départ. Il compte 32 signataires dont l’ensemble des organisations professionnelles agricoles. Il « répond à des enjeux multiples – santé publique, bien être et santé animale, performance économique, sanitaire et environnementale – tout en préservant la pérennité des modes de production avec des parcours extérieurs ».

Selon l’AFP, le pacte comprend des changements dans la manière de transporter les volailles, de nombreux contrôles sanitaires à plusieurs étapes de l’élevage et des confinements en intérieur pendant les périodes de passages d’oiseaux sauvages. Il nécessite des investissements lourds. Il sera présenté à la Commission européenne, et communiqué aux pays européens dont les élevages en plein air ont aussi souffert.

Six objectifs

Le pacte fixe comme objectifs :

  • l’amélioration de la détection de la maladie et des réactions collectives en cas de crise,
  • la sécurisation du maillon de la production,
  • la sécurisation du maillon du transport,
  • le renforcement de l’application des règles de biosécurité au niveau des intervenants,
  • l’action aux niveaux européen et international,
  • la mise en place d’un système d’appui économique aux conséquences de l’influenza aviaire hautement pathogène.

Le ministre a également indiqué que le niveau du risque du territoire sera abaissé à un niveau modéré dès demain. « Cela permettra d’alléger les contraintes en matière de confinement des volailles de plein air, détaille le communiqué. Par ailleurs, des dérogations peuvent être accordées par les DDPP pour permettre des rassemblements de volailles dans des conditions sécurisées. »

Des mesures insuffisantes, selon la Conf’

La Confédération paysanne a réagi dans la foulée de l’annonce de pacte, jugeant que les propositions sont insuffisantes pour sécuriser le « système industriel ». « Le confinement des volailles devient en période à risque la mesure phare, alors que la contamination par la faune sauvage n’est à l’origine que d’un faible nombre de foyers », martèle le syndicat avant d’ajouter que les mesures ne donnent pas de réponse aux problèmes structurels que traverse la filière.

« À l’inverse, ces mesures peuvent être une menace pour les élevages fermiers qui ne participent pas aux transferts incessants de millions de canards, poursuit-il. La capacité de claustrer les animaux doit concerner uniquement les élevages de plus de 3 200 canards sur parcours en simultané. Par ailleurs, l’audit imposé par l’interprofession ne doit pas concerner les élevages indépendants en autarcie qui adoptent des mesures de biosécurité spécifiques. Enfin, la base de données d’alerte ne doit pas être gérée par l’interprofession : l’État doit agir en matière sanitaire loin des intérêts commerciaux. »

Le Modef émet des réserves

Dans un communiqué du 14 avril, le Modef a lui aussi soulevé ses doutes vis-à-vis du pacte. Selon lui, « la maîtrise de la propagation du virus repose essentiellement sur la diminution des mouvements », et craint la concentration des animaux. Le syndicat propose « la suppression dans les meilleurs délais des élevages spécialisés dans les « démarrés ». » « Par ailleurs la distribution des canards prêts à gaver d’un site vers de multiples salles de gavage doit être optimisée afin de limiter le risque de diffusion des virus IAHP », dit-il.

Blocage au Pays basque

Pendant qu’à Paris le ministre pouvait se réjouir d’avoir rassemblé la filière autour du pacte de lutte contre la grippe aviaire et de relance de la filière du foie gras, la Confédération paysanne du Pays basque mobilisait depuis le 12 avril 2017 ses troupes devant trois exploitations « pour empêcher l’abattage préventif des cheptels de plein air de poules et de canards ».

Le syndicat a aussi interpellé des élus pour qu’ils interviennent et « ramènent l’Administration à la raison au vu des arguments sanitaires solides qui justifient que ces élevages ne soient pas détruits ». Le syndicat revendique le soutien de plusieurs conseillers régionaux de la Nouvelle Aquitaine.

La Confédération paysanne du Pays basque assure que le vice-président de la Région de la Nouvelle Aquitaine en charge de l’agriculture, « s’était mis en relation avec le cabinet de Stéphane Le Foll pour demander au nom de la Région […] des dérogations à la mesure d’abattage préventif […] pour les trois élevages ».

Le syndicat affirme qu’il ne réclame pas « de complaisance mais une gestion sanitaire de bon sens. Nous rappelons aussi que les analyses réalisées sur les trois fermes confirment que les animaux ne sont pas porteurs du virus. La DDPP a souligné qu’elle souhaite que les élevages soient abattus avant la fin de la semaine. »

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