Le virus détecté vendredi dans un élevage de canards du Lot-et-Garonne est bien « faiblement pathogène », sans lien avec les épizooties de grippe aviaire des deux dernières années, et ne nécessite pas l’abattage des animaux de cet élevage, a-t-on appris mardi de sources officielles.

« Pas de symptôme »

C’est « dans le cadre des autocontrôles professionnels rendus obligatoires depuis le 1er décembre 2017 avant l’expédition de palmipèdes vers un atelier de gavage » que le virus de type H5N3, « faiblement pathogène », a été détecté dans cet élevage de 12 000 canards « qui ne présentaient pas de symptôme de la maladie », indique le ministère de l’Agriculture dans son communiqué.

« Il n’y a aucun risque pour l’homme et par conséquent ces canards vont suivre leur vie commerciale, assure Laurent Magot, directeur de la chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne. 6 600 canards partent demain à l’abattoir pour être valorisés en viande, et 5 300 environ restent une semaine de plus que prévue sur place dans le cadre d’un protocole sanitaire ». Ils seront mis en gavage ensuite.

« Il est important de ne pas tuer les animaux quand ils n’ont pas de virus hautement pathogène. Dans le cas présent, ce n’est ni plus ni moins qu’un petit rhume, donc il n’y a pas lieu de s’inquiéter », renchérit Laurent Magot.

AFP