Le syndicat agricole a déposé plainte contre X le mercredi 21 décembre 2016 à la gendarmerie de Sainte-Livrade, pour escroquerie et tromperie sur la marchandise et pour manquement à l’obligation de prudence et de sécurité, a-t-on précisé auprès de la Coordination, confirmant une information du journal Sud Ouest. La chambre d’agriculture a confirmé en avoir fait de même lundi à la gendarmerie de Fumel, commune limitrophe de la Dordogne.

Six foyers dans le Lot-et-Garonne

Six foyers de grippe aviaire ont été recensés jusqu’à présent dans le Lot-et-Garonne par le ministère de l’Agriculture. « On sait que le département était indemne de la grippe aviaire et de son épisode de H5N8 jusqu’à ce que des animaux [venus d’un département voisin] viennent infecter un élevage de Monbahus », dans le nord du Lot-et-Garonne, a déclaré à l’AFP Patrick Franken, à la tête du syndicat agricole, qui a déposé plainte « pour qu’une enquête soit diligentée ».

« Rien n’est prévu pour compenser ces pertes financières, a-t-il estimé. Nos éleveurs du Lot-et-Garonne subissent un fort préjudice économique avec des animaux euthanasiés ou en attente d’être abattus, ainsi qu’une concentration importante de canards qui seraient prêts à être mis sur le marché au moment des fêtes mais dont le déplacement est interdit », a développé Patrick Franken.

Jean-Claude Huc, président de la chambre d’agriculture du Tarn a assuré que « quand les canards sont partis du Tarn, il y avait une suspicion dans l’élevage voisin mais que rien n’était avéré ». Pour lui, ces dépôts de plainte sont « des règlements de compte entre syndicats agricoles, la chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne étant Coordination rurale, les autres FNSEA. C’est dommage… ». Quant à la question de l’indemnisation, Jean-Claude Huc est clair : « à partir du moment où les canards sont euthanasiés, ils sont indemnisés. »

Une enquête en cours

Dans le Gers, Bernard Malabirade, vice-président de la chambre d’agriculture et président de la FDSEA de ce département, indique qu’il n’y a « pas de plainte dans le Gers pour l’instant. Une enquête de la police sanitaire nationale commanditée par la Direction générale de l’alimentation déposera ses conclusions en janvier. Nous verrons à ce moment-là notre posture sur cette affaire. »

« Dans l’immédiat, nous utilisons toute notre énergie pour accompagner les éleveurs dans cette épreuve en cherchant des solutions aux mouvements d’oiseaux à l’intérieur des zones afin de minimiser les pertes d’élevage », a-t-il souligné. Au Conseil départemental du Gers, on indique avoir posé des questions à la préfecture sur l’épizootie dans le département et attendre les réponses pour se prononcer sur le dépôt ou non d’une plainte.

AFP