« Ce sont les normes de l’élevage industriel de volaille qu’on veut appliquer à tous, proteste le syndicat dans un communiqué de presse diffusé ce jeudi 16 juin 2016. Ces mesures sont pour certaines inapplicables dans les élevages fermiers et mettront donc les paysans dans une situation d’insécurité juridique. »

Le syndicat illustre certaines des mesures inadaptées : « “surveillance renforcée des systèmes autarciques” pourtant moins vecteurs de contamination puisqu’utilisant moins de transports, sas sanitaires en plein air, procédures hygiénistes (désinfection à tout-va, pas de recherche de l’équilibre microbien…), etc. »

Un savoir-faire en danger

« La lutte contre la grippe aviaire met en danger un savoir-faire emblématique au lieu de poser la question du rôle des transports et de la concentration, donc de l’industrialisation, dans le développement de la maladie. Alors que Stéphane Le Foll avait affirmé sa volonté de protéger l’élevage fermier de volailles, porteur de l’image internationale de la gastronomie française, ces mesures, malgré quelques adaptations, ne font en réalité qu’imposer l’industrialisation des élevages », critique le syndicat.

La Confédération paysanne appelle donc à revoir les mesures de biosécurité pour les modes de production fermiers.