« Les éleveurs qui s’approvisionnent [dans ce couvoir vont pouvoir] démarrer leur saison et ne [sont] pas condamnés à une année d’arrêt d’activité, ce à quoi contraindrait l’arrêté préfectoral pris à l’encontre du couvoir en ordonnant la destruction de cette couvée. Hier, le préfet a reproché par communiqué la « dispersion sans aucun contrôle des canetons ». Ce n’est pas le cas puisqu’ELB assure la traçabilité rigoureuse de ces canetons. »

« Trouver des solutions raisonnables avec l’Administration »

Le syndicat annonce aussi que « les canetons qui ne sont pas pris par les éleveurs habituels seront élevés durant leurs premières semaines sur un seul site contrôlé par ELB, puis distribués à ceux qui auront manifesté la volonté de les adopter (plusieurs dizaines de personnes sont déjà inscrites sur nos listes). Cela nous laisse donc le temps de trouver encore des solutions raisonnables avec l’Administration. »

L’ELB se dit même prêt à indiquer à l’Administration la localisation des canetons, si celle-ci « veut opter pour la mise en place d’un suivi sanitaire […] à condition que l’absence de poursuites des éleveurs concernés soit garantie ainsi que la prise en charge des frais d’analyses. Comme nous l’avons également dit au préfet, un recours contentieux est en cours, il devrait être déposé avant la fin de la semaine devant le tribunal administratif. »

« Nous ne jouons pas à la roulette russe »

Ce n’est pas la première fois que le syndicat s’oppose à des décisions de l’Administration concernant cette crise sanitaire. « Nous ne jouons pas à la “roulette russe” comme l’avance le préfet, nous avons mesuré le niveau de risque de nos actions. Il n’est en effet nullement à notre avantage que nos initiatives conduisent à la résurgence de la maladie. Nous restons disposés à poursuivre le dialogue. Enfin, nous appelons la FDSEA à venir nous rejoindre dans cette action de défense des paysans. »