Ce travail est effectué dans le cadre du « cluster biosécurité » lancé en mai dernier par la région Nouvelle-Aquitaine, en collaboration avec l’État, les collectivités départementales, l’Occitanie et des entreprises du secteur. Ce cluster, ou réseau d’entreprises locales, est animé par le Groupement d’intérêt public AgroLandes, du nom du technopôle qui doit bientôt se déployer à Haut-Mauco (Landes), près de Mont-de-Marsan.

Une carte en novembre

« Nous aurons en novembre une cartographie sur la filière pour savoir où vivent les animaux et comment ils bougent », ce qui « permettra d’être plus réactif en cas de risque en limitant plus facilement les flux », a expliqué lors d’une conférence de presse Thierry Zurcher qui vient de passer la main à Philippe Carré à la présidence de l’association AgroLandes Entreprises.

« C’est un travail colossal »

Cette carte s’étend sur la Nouvelle Aquitaine, l’Occitanie, « voire bientôt les Pays de Loire », a précisé l’ex-directeur général du groupe agroalimentaire coopératif Maïsadour, alors que les méthodes de transport des animaux ont été mises en cause par certains dans la propagation du virus de la grippe aviaire.

« C’est un travail colossal mais pour lutter contre une éventuelle nouvelle crise, il faut savoir où se situent les exploitations et quels sont les mouvements entre les éleveurs, gaveurs, transformateurs ou transporteurs », a abondé Xavier Fortinon, président du Conseil départemental des Landes, un département qui concentre le quart de la production nationale de canards à foie gras.

AFP