L’élevage se situait à Sévignacq (Pyrénées-Atlantiques) près de Pau. « Le virus dépisté est faiblement pathogène, mais le principe de précaution s’applique », a précisé la préfecture. Ce principe consiste à abattre l’ensemble des oiseaux présents dans l’élevage, afin d’éteindre la source de virus et d’éviter qu’en se propageant il ne puisse devenir hautement pathogène après mutation génétique.

Un virus faiblement pathogène

La préfecture a rappelé qu’il existait deux types de virus d’influenza aviaire selon leur pouvoir pathogène, les hautement pathogènes, comme ceux dépistés durant l’hiver, qui entraînent de fortes pertes dans les élevages, et les faiblement pathogènes qui s’accompagnent de peu ou pas de symptômes. Les autorités rappellent aussi l’absence de risque de contamination de l’homme, que ce soit au contact direct des canards ou par la consommation de viande du canard.

Une zone réglementée (1 km de rayon pour celle de protection et 10 km pour celle de surveillance, a été instaurée autour du foyer. Dans cette zone, des mesures de restriction de mouvements d’oiseaux, de protection des élevages et de visites sanitaires s’appliquent. Ce foyer serait le troisième détecté - après un foyer et un « secondaire » en Dordogne en juillet, puis un foyer et un « secondaire » en Aveyron en août - depuis le repeuplement progressif des élevages à partir de fin mai.

Pas de remise en cause du repeuplement

Le ministère de l’Agriculture a déjà indiqué qu’il était prévisible que de nouveaux cas soient détectés après le vide sanitaire obligatoire, le virus ne pouvant avoir été éliminé à 100 %. Selon la préfecture à Pau, le plan de surveillance mis en place par le ministère a permis de révéler des cas récents comme Sévignacq, qui restent « des cas résiduels gérés avec une grande rigueur pour éviter toute extension de la maladie ». Mais qui ne remettent pas en cause le repeuplement, hors les foyers détectés.

AFP