Dans son communiqué diffusé le 13 mars 2017, l’AGPM estime à 3,7 millions le nombre de canards abattus et à 6 millions le nombre qui ne sera pas produit. Une crise qui s’ajoute à celle de l’an dernier. « Les répercussions sur la consommation de maïs seront bien entendu importantes, prévient l’AGPM. […] Près de 150 000 tonnes seront privées de ce débouché. C’est une double peine pour les producteurs de maïs, éleveurs de canards du Sud-Ouest. »

Besoin d’outils de gestion de crise

« Nous sommes tous solidaires des éleveurs de palmipèdes et volailles, assure Daniel Peyraube, le président de l’AGPM cité dans le communiqué. Je reste convaincu de l’efficacité du travail en filière. S’il n’exclut malheureusement pas les crises et les aléas, il permet de prendre collectivement les mesures qui s’imposent. Cet épisode douloureux montre aussi qu’il est essentiel de disposer d’outils de gestion des crises, mobilisables et performants. Ce sera un enjeu essentiel de la prochaine Pac. »