Les 1 400 canards « prêts à gaver » d’un éleveur de Saint-Jean-de-Lier, dans le sud des Landes, ont été « confinés » après que des prélèvements réalisés par l’éleveur lui-même ont mis en évidence une « suspicion » de grippe aviaire, indique la préfecture des Landes.

Biosécurité

Les canards devant être déplacés vers un centre de gavage, l’éleveur a procédé à un « autocontrôle », selon les nouvelles règles de biosécurité mises en place après les deux vagues de grippe aviaire des hivers derniers, et qui requièrent des analyses avant chaque mouvement d’animaux.

Conformément à ces nouveaux protocoles, l’élevage a été confiné et l’interdiction de déplacement des palmipèdes étendu à 16 communes. Des analyses plus poussées, dont les résultats devraient être connus dans les prochains jours, permettront d’identifier le type de virus en cause.

Vivre avec les alertes ponctuelles

Au début de décembre, un virus détecté dans un élevage du Lot-et-Garonne dans le cadre de ces nouvelles mesures s’est révélé faiblement pathogène. En l’absence de risque pour la santé humaine, les canards n’avaient pas été abattus.

« Il faut qu’on apprenne à vivre avec ces alertes ponctuelles. Si le virus se révèle faiblement pathogène, c’est plutôt rassurant, cela prouve que le système de détection fonctionne », déclare Christophe Barailh, l’ancien président du Comité interprofessionnel du foie gras (Cifog).

AFP