« Après deux épisodes de grippe aviaire, les élevages fermiers sont écrasés par des normes qui sont faites pour les élevages industriels et qui sont inadaptées à nos élevages », a indiqué l’animateur régional du syndicat, Olivier Lozat, devant un enclos où quelques moutons ont été tondus à l’occasion du marché biologique installé en plein centre de Toulouse.

Des demandes sur l’équarrissage

« Lorsque l’une de mes volailles meurt, la réglementation actuelle m’impose de faire appel à un équarrisseur. Je ne vais pas faire venir un camion à chaque fois, alors que ces pertes représentent chez moi au total 20 kg de carcasses par an », s’indigne Sylvie Colas, éleveuse de volailles à Lectoure dans le Gers.

« Nous demandons de pouvoir utiliser des moyens sur la ferme compte tenu de la faible quantité de carcasses que nous avons à traiter », explique encore la porte-parole gersoise du syndicat paysan. Elle précise que la Confédération paysanne est en train de finaliser « un guide sur la biosécurité pour les petits élevages en circuits courts » qui sera soumis aux pouvoirs publics très prochainement.

AFP