L’USDA estime dans un communiqué diffusé hier, le 12 mars 2018, que ce texte, dévoilé en janvier 2017, « dépassait le pouvoir réglementaire du ministère » et que les coûts impliqués par les changements proposés pouvaient décourager les producteurs et les consommateurs.

Des surfaces minimales par animal

Cette nouvelle réglementation précisait, entre autres, les surfaces minimales à réserver aux volailles dans les élevages bio ou la façon de traiter les animaux au moment de l’abattage. « L’importante réglementation s’imposant déjà au bétail et à la volaille bio est efficace », justifie le sous-secrétaire d’État du ministère en charge du dossier, Greg Ibach.

« La croissance continue du secteur bio aux États-Unis et à l’étranger montre que les consommateurs font confiance à l’approche actuelle, qui prend à la fois en compte les attentes des consommateurs et les besoins des producteurs et transformateurs », a-t-il ajouté.

Devant le tribunal

L’Association du commerce bio (Organic Trade Association), la principale fédération professionnelle du secteur aux États-Unis, a « sévèrement condamné » cette décision et regretté que le ministère « ait rejeté de façon irresponsable une réglementation examinée minutieusement et soutenue massivement par l’industrie du bio et les consommateurs ».

L’organisation, qui a déjà porté plainte contre l’USDA pour sa réticence à mettre en œuvre cette nouvelle réglementation, prévoit de poursuivre son action devant les tribunaux.

AFP