Dans la soirée, devant l’usine Savencia de Marsac-sur-l’Isle (Dordogne), la Fédération départementale des producteurs de lait (FDPL) a mené une « opération commando pour dénoncer le prix du lait dérisoire et l’enrichissement parallèle des industries laitières, explique Pierre Veyssi, son président. C’est le retour des seigneurs, et nous, nous sommes des serfs », dénonce-t-il, n’hésitant pas à qualifier l’industrie de « machine à broyer les éleveurs ».

« Producteurs en détresse, au secours », tel était le slogan de la vingtaine d’éleveurs présents. Des banderoles ont été déployées et des messages tagués au sol devant la laiterie Fromarsac, puis à la DDT et la préfecture à Périgueux. Les éleveurs ont caché leur visage derrière des masques en forme de tête de vache ? Pourquoi ? Pour éviter de subir des pressions de la part de leur laiterie par la suite.

© FDSEA 24

Même prix qu’en 1974

Le 13 juillet dernier, les éleveurs laitiers de Dordogne alertaient déjà sur leur situation de détresse en allumant un grand feu, « à l’image de celui qu’il y a dans nos porte-monnaie », expliquait alors Pierre Veyssi. Le lait sera payé 263 € /1 000 l pour le mois d’août, soit « le même prix qu’en 1974 », selon les calculs de la FDPL.

© FDSEA 24

Pour Pierre Veyssi, « il y a un problème de répartition de la richesse : le prix du lait est trop bas pour les producteurs. Nous n’avons plus de solutions, qu’elles soient bancaires ou techniques. » Si les actions menées interpellent surtout l’industrie laitière, Pierre Veyssi attend également un geste de la part de l’État.

M.B.