Constatant l’échec de la mesure de régulation volontaire de la production proposée par Bruxelles, « une mesure décalée par rapport aux besoins », la FNPL juge nécessaire un appui des autres États membres. L’objectif du manifeste est de rallier les producteurs européens à ses idées. Parmi les pays membres du Copa, les représentants italien, belge, roumain ou encore finlandais seraient prêts à signer. Il reste à convaincre les poids lourds.

« Les choses sont en train de bouger en Allemagne et en Irlande, même si on ne voit encore rien de concret. En Irlande, ils sont à 180 €/1 000 l...» En revanche, convaincre les Pays-Bas et le Danemark, où la filière s’identifie à une seule coopérative, FrieslandCampina et Arla, sera plus difficile…

La FNPL mise également sur le volet de modernisation de l’économie de la loi Sapin 2 pour apporter la transparence sur les prix et les marges qui manque aux producteurs laitiers. « Cette transparence, les transformateurs n’en veulent pas », souligne André Bonnard, le secrétaire général du syndicat, espérant que l’amendement sur le sujet sera effectivement voté.

E.C.