Dans un communiqué de presse diffusé ce 1er septembre 2016, Véronique Le Floch, présidente de l’OPL, s’étonne, à la suite de l’annonce par Stéphane Le Foll de la déclinaison française du dispositif d’aides pour les éleveurs qui réduiraient leur production, « qu’il n’y ait aucune étude globale chiffrée sur les perspectives et l’efficacité de ce plan ».

Jouer collectif

Si elle réaffirme que la réduction de la production est nécessaire, l’OPL soulève quelques objections. « Si seuls quelques-uns diminuent leur production, le bénéfice de leurs efforts sera anéanti par l’individualisme d’autres, qui continueront à produire plus. » Par ailleurs, « réduire la production pour ceux qui ont augmenté depuis un an – souvent largement incités [...] par leurs laiteries – est plus facile que pour ceux qui ont déjà fait l’effort de diminuer ou de stabiliser leurs volumes dès le 1er avril 2015 ».

Enfin, le syndicat juge que « le plan français sera inefficace sans plan européen ». Cette aide « ne constitue qu’un pansement temporaire. Il faut, en parallèle, appliquer un traitement de fond permettant d’anticiper toute future crise ». L’OPL réitère donc sa demande : un encadrement de la collecte au niveau de l’Union européenne, notamment avec le programme de responsabilisation face au marché (PRM) de l’European Milk Board (EMB).