Mardi 12 septembre 2017, le Comité interprofessionnel français du foie gras (Cifog) a alerté le gouvernement sur le redémarrage difficile de la filière après la crise aviaire, avant leur rencontre jeudi avec le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travers. « La situation est aujourd’hui insoutenable pour certaines exploitations et entreprises qui ont traversé une période d’inactivité forcée allant pour certaines de 6 à 10 mois », souligne le Cifog dans un communiqué, précisant que plusieurs d’entre elles « sont aujourd’hui en très grande difficulté financière ».

Pour l’interprofession du foie gras, cette situation s’est « aggravée par les lourds investissements nécessaires à la mise en œuvre des nouvelles règles de production et de biosécurité décidées par le ministère de l’Agriculture » pour faire face à l’épidémie d’influenza aviaire qui a touché le Sud-Ouest cet hiver.

Aider exploitations et entreprises de transformation

Les professionnels demandent au gouvernement « de prendre en compte les pertes d’exploitation dans certains élevages qui n’ont pas pu reprendre leur activité » et de « mettre en œuvre de toute urgence le plan d’accompagnement financier des entreprises de transformation les plus impactées par la précédente crise ».

De nombreux éleveurs de palmipèdes à foie gras français ont dû vider leurs élevages pendant plusieurs semaines cette année pour tenter d’éradiquer l’épidémie, détectée à la fin de 2016. L’ensemble des professionnels a été touché par l’arrêt d’activité, naisseurs, éleveurs, gaveurs, abattoirs, fabricants de foie gras et la filière commerciale. Ils avaient déjà été frappés par une première épidémie d’un autre virus en 2015-2016.

AFP