La Chine autorise de nouveau officiellement les importations de volailles américaines, levant un embargo en vigueur depuis 2015, selon un communiqué diffusé lundi par le ministère chinois de l’Agriculture. Un apparent geste de bonne volonté dans les pourparlers commerciaux que mènent Pékin et Washington.

Un embargo sur les volailles américaines

« Les restrictions […] visant les importations de volailles et les produits à base de volaille en provenance des États-Unis sont abrogées, suite aux résultats d’une évaluation des risques », indique ce document daté du 14 février 2020, mis en ligne ce lundi 17 février.

En conséquence, ces importations sont de nouveau autorisées, poursuit le bref communiqué, qui confirme des annonces précédentes des douanes chinoises.

En novembre 2019, Pékin avait déjà annoncé sa décision de lever cet embargo, dans le cadre des négociations pour trouver un accord commercial temporaire avec les États-Unis.

La Chine avait interdit l’importation de volailles américaines en janvier 2015 en raison d’une épidémie de grippe aviaire survenue aux États-Unis en décembre 2014. Les autorités américaines avaient par la suite assuré avoir éradiqué cette maladie à l’été 2017.

Washington avait salué en novembre l’annonce d’une levée de l’embargo : « La Chine est un important marché d’exportation pour les producteurs américains », avait commenté le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer. « Nous estimons qu’ils seront désormais en mesure d’exporter chaque année plus d’un milliard de dollars de volaille et de produits à base de volaille », avait-il noté.

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Une trêve dans la guerre commerciale

Selon les chiffres officiels américains, les exportations de volailles et produits de volailles des États-Unis vers la Chine s’élevaient en 2013 à environ 500 millions de dollars.

Les États-Unis sont le deuxième exportateur mondial de volailles, avec des exportations mondiales de viande et de produits à base de volaille représentant 4,3 milliards de dollars en 2018. Le Brésil est l’autre grand exportateur du globe, et il a largement profité du bond de la demande chinoise ces dernières années.

Pékin et Washington ont signé mi-janvier un accord commercial préliminaire consacrant une trêve dans la guerre commerciale que les deux puissances se livrent tous azimuts. Dans le cadre de cet accord, la Chine s’est engagée à acheter au cours des deux prochaines années pour 200 milliards de dollars supplémentaires de produits américains, notamment agricoles et manufacturiers. Un engagement cependant compliqué par l’actuelle épidémie de coronavirus, qui paralyse l’activité du pays.

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Avec l’AFP