Après une bonne année 2016, les exportations françaises de broutards restent fluides au début de 2017. Germain Milet, économiste à l’institut de l’Élevage, explique cette situation en partie grâce à l’offre limitée dans l’Hexagone. Les disponibilités en mâles comme en femelles reculent. Néanmoins, les prix peinent à progresser et restent attractifs pour nos principaux clients, dont l’Italie.

Une demande liée aux prix

Au second semestre de 2016, les exportations vers la Botte ont atteint de très hauts niveaux. Les Italiens ont faim de viande de femelles, qu’ils associent à la qualité. Les carcasses, plus légères, correspondent aussi davantage à la demande des grandes et moyennes surfaces italiennes.

Germain Milet constate qu’aujourd’hui, il y a beaucoup de femelles de moins d’un an dans les élevages italiens : +4 %. Mais la demande pourrait ralentir dans les mois à venir, si l’offre française venait à se tendre, entraînant une augmentation des prix.

Hélène ChaligneJournaliste – Service web