« Elle se caractérise par l’irruption soudaine de nodules cutanés de dimensions variables, parfois présents sur les muqueuses internes, accompagnés d’œdèmes des membres et d’une inflammation des ganglions lymphatiques superficiels, décrit Loïc Evain, directeur général adjoint à la Direction générale de l’alimentation (DGAL) dans une instruction technique diffusée le 11 août 2016 au Bulletin officiel du ministère de l’Agriculture. La transmission mécanique par des insectes hématophages semble être le mode de transmission préférentiel mais d’autres moyens de transmission direct ou indirect sont également possibles. »

Contagieuse, la maladie peut entraîner la mort des bovins. Elle s’est étendue en Europe, via les Balkans. Au 31 juillet 2016, elle touchait la Grèce, la Bulgarie, la Macédoine, le Monténégro, l’Albanie et la Serbie, avec 747 foyers notifiés au total. Ces pays ont mis en place des mesures de maîtrise telles que l’abattage sanitaire, la destruction de tous les produits d’origine animale provenant des exploitations touchées et la lutte contre les vecteurs. Certains ont aussi organisé des campagnes de vaccination.

Bien désinfecter les véhicules de transport

Les opérateurs commerciaux et les transporteurs d’animaux vivants sont invités à bien désinfecter les véhicules avant de quitter les exploitations, et à désinsectiser les moyens de transport qui auraient à se rendre dans un pays touché par la maladie. Le ministère est d’autant plus sur les dents que l’Aïd el Aida va entraîner l’arrivée d’ovins sur le territoire. « Bien que les petits ruminants soient atteints de façon exceptionnelle, ils peuvent être les vecteurs passifs du virus, de même que les véhicules et le matériel », précise Loïc Evain.