Les députés signataires de ce projet estiment que le recours à des solutions alternatives (parcs, enclos…) permettrait de mieux prévenir les maladies, et donc de réduire l’usage des antibiotiques. Ils tiennent à ce qu’un équilibre soit trouvé entre bien-être animal, situation financière des agriculteurs et accessibilité de la viande pour les consommateurs.

La mobilisation de fonds européens du volet relatif au développement durable pourrait permettre d’amortir les surcoûts engendrés. Les députés souhaitent également que la viande de lapin importée de pays tiers, essentiellement de la Chine, respecte les mêmes critères en matière de sécurité alimentaire et de bien-être animal.

Passage devant le Parlement

Le projet de résolution sera présenté au Parlement européen en mars 2017. S’il est approuvé, la résolution n’aura pas valeur de loi. Ce sera un signal fort d’encouragement des États membres à légiférer.

CIWF France (Compassion in World Farming), une association de protection animale welfariste, se félicite de ce premier pas. « Idéalement nous avons besoin de règles européennes contraignantes. La lutte pour une législation européenne concernant les lapins va se poursuivre », déclare Stefan Eck, le député à l’origine du projet.

V.S.