La petite cinquantaine de participants, venant des Hauts-de-France bien sûr, mais aussi de la Bretagne ou de la Lorraine, s’est montrée réactive sur les sujets abordés : prix du lait, contrats, investissements ou Organisations de producteurs (OP).

Entrée à l’interprofession

La présidente de l’OPL, Véronique Le Floc’h a réaffirmé l’importance de la régulation à travers la proposition du programme de responsabilisation face au marché (PRM) porté par l’Europeen Milk Board. Dans l’idéal, elle précise que le PRM « devrait être un plan articulé au niveau du Cniel ».

L’OPL a rejoint l’interprofession laitière en décembre 2016, aux côtés de la FNPL et de la Confédération paysanne au sein du collège producteurs. Mais du chemin reste à parcourir avant que les membres de l’OPL se sentent complètement intégrés…

Véronique Le Floc’h a également insisté sur le rôle des OP, en particulier des OP transversales qui regroupent les éleveurs de plusieurs laiteries. « Notre force, c’est qu’en arrivant en face de l’industriel, il sait que vous connaissez le prix des autres laiteries », a témoigné Denis Jehannin, vice-président de l’OP France Milk Board (FMB) Grand Ouest.

Comme l’OPL, il prône le regroupement des OP en Associations d’OP. Il annonce d’ailleurs que la demande d’agrément pour une association des trois OP FMB, – Grand Ouest, Normandie et Sud-Ouest – sera déposée d’ici à la fin de février.

Contrats et prix, le flou persiste pour les éleveurs

« Le coût de production est-il obligatoire dans le calcul ? Pouvons-nous intégrer deux OP ? Est-il possible de quitter une OP ? Y a-t-il une durée de préavis ? » Les questions dans la salle laissent percevoir l’opacité de la contractualisation pour les éleveurs. À l’heure où les OP négocient les formules de prix avec les transformateurs, des précisions ont été apportées par les intervenants.

Les éleveurs présents au colloque savent maintenant que le prix du lait devra incorporer la notion de coût de production, du fait de la loi Sapin 2. Mais attention, « il s’agit d’un indice de variation et non pas d’une somme en euros », précise Joseph Martin, membre de l’OPL. « Au moins, le sujet a été posé sur la table, c’est déjà ça », lui répond un éleveur de la salle.

M.B.