« Voler une ruche, c’est comme voler un mouton ou une vache », s’exaspère l’Association des apiculteurs professionnels en pays Nord-Picardie (APPNP) dans un communiqué de presse du 27 avril 2017. À travers ce document, elle veut dénoncer « ces vols à répétition qui mettent en péril des exploitations, des projets d’installation, des emplois apicoles et la production du miel régional ».

Des voleurs qui connaissent le milieu apicole

« Même le marquage des ruches ne suffit plus, les voleurs transvasent les colonies volées dans des ruches neuves et brûlent celles qu’ils viennent de dérober ! s’énerve l’APPNP. Les voleurs sont des apiculteurs […] souhaitant remonter leur cheptel sans frais et sans travail. Ou des trafiquants qui profitent des pertes de colonies pour vendre des essaims qu’ils n’auront jamais produits. »

S’appuyer sur les agriculteurs pour la surveillance

Alors que certains professionnels ont déjà investi dans des caméras ou des systèmes traceurs, l’association encourage les apiculteurs à porter plainte. Elle propose également de créer « un réseau de surveillance sur le terrain en alertant les acteurs de terrain : chasseurs, gardes forestiers, randonneurs et principalement les agriculteurs avec qui nous avons de bonnes relations. »