En pleine crise laitière, la Prospérité Fermière/Ingredia a choisi de construire un lait différencié pour lutter sur les marchés internationaux des ingrédients laitiers grâce un cahier des charges à trois piliers : la paille, une surface minimale de pâturage, des aliments sans OGM. Pour sa directrice générale Sandrine Delory, qui témoignait lors de l’assemblée générale du Snia, « sans les fabricants d’aliments nous n’aurions pas pu construire notre cahier des charges Via Lacta et donc nous n’aurions pu aller chercher cette valeur ajoutée ».

2016, une année difficile

Le syndicat des fabricants d’aliments pour animaux privés tenait son assemblée générale à Arras (Pas-de-Calais) ce vendredi 19 mai 2017 après une année difficile. Mais son message est clair : faire reconnaître les apports de la nutrition animale et contribuer à la compétitivité des filières. Malgré la perte de 800 000 t en 2016, soit l’équivalent de la production de 11 usines moyennes, le syndicat veut se montrer optimiste.

« Nous sommes capables de répondre aux demandes des filières animales pour les aider à trouver de la valeur, affirme François-Christian Cholat, son président. L’alimentation des animaux pour un élevage est un investissement, un investissement qui rapporte, pas un coût. Je pense même que c’est l’investissement le plus rentable. Qualité du lait, de la viande, des œufs, segmentation des marchés, performance. Ce que les filières qualité ont réussi à faire avec les fabricants d’aliments est reproductible pour d’autres. Écarter les éleveurs des solutions que nous proposons, c’est les soustraire à de réelles chances de réussite. »

Y.B.