« La “DMA”, destruction massive de l’alimentation, est un sujet délicat, développe l’ancien président de Nestlé France devant la presse ce 11 septembre 2018. Les icônes, les marques que l’on a adorées, on les brûle. On est en face d’un marketing de la panique. Tout est fait pour assurer la qualité et la sécurité alimentaires. A priori, il n’y a plus de mort lié à l’alimentation. »

À l’offensive

Richard Girardot se montre agressif et protecteur. « Ça va être un combat de défendre notre métier. […] Il y a à longueur de temps une parution de livres qui lancent des polémiques, parfois justifiées. On est là pour faire du business mais ces gens font ce qu’ils nous reprochent. Mais manifestement, on ne donne pas satisfaction et il faut faire cet effort », ajoute-t-il.

« L’agro-industrie française est enviée partout. Elle est performante à l’exportation, défend-il, en rappelant que les industriels ont baissé de respectivement 20 % et 30 % les taux de sel et de sucre dans leurs produits ces dernières années. Il y a une vraie volonté d’aller au bout de la démarche mais ça prendra du temps de modifier nos recettes, de s’adapter aux clients. »

« Pas de lobby Ania »

« Il n’existe pas de lobby Ania contre les pauvres distributeurs, les pauvres consommateurs, les pauvres. On défend nos enjeux, c’est logique que tout le monde le fasse. Il n’y a pas les bons et les mauvais. Il faut réagir, arrêter de subir », ajoute-t-il, sans entrer dans les détails sur les positions de l’agroalimentaire avant la reprise des débats sur la loi portant sur l’alimentation à l’Assemblée nationale.

Sur le texte de loi, l’un des points de discussion les plus âprement discutés entre producteurs, transformateurs et distributeurs, porte sur l’établissement d’indices de coûts de production qui serviront au calcul des prix dans les contrats commerciaux entre producteurs et industriels de la transformation ou distributeurs.

AFP

(1) Association nationale des industries alimentaires.