Certains clament qu’ils n’en mangeront plus, mais les autres ne se laissent pas influencer. Alors que la production alimentaire ne « progresse quasiment pas » au cours de ce trimestre, voire recule par rapport à l’année dernière, le secteur de la viande se porte bien.

Dans sa dernière note de conjoncture sur le secteur des industries agroalimentaires, le ministère de l’Agriculture souligne que « la production a été soutenue par la hausse des fabrications de viandes de boucherie et produits d’abattage et de viandes de volaille ».

Fin des tourments pour le canard

« L’embellie, remarque le ministère, est en lien avec la hausse des abattages de bovins, de porcins et de volailles, sous l’effet notamment du redressement de la filière du canard gras depuis le début de l’année après deux épisodes successifs d’épizootie aviaire. »

Du côté de la valeur, en revanche, les choses sont plus sombres. « Sous l’effet de l’augmentation des prix à l’importation, explique le ministère, et d’une moins bonne valorisation à l’exportation, le déficit structurel des échanges se détériore très fortement en valeur (–16,5 %) ».

L’élevage, un atout pour la filière agroalimentaire

« La production de viande, rappelle le ministère, représente un quart de la production des industries alimentaires en volume. » Les produits laitiers ne sont pas en reste, avec une part de 20 %. D’après une étude datant de 2016, la transformation des produits de l’élevage représenterait 37,2 % du chiffre d’affaires de cette industrie. Environ quatre emplois salariés sur dix concerneraient la transformation de la viande et du lait.