« Il serait invraisemblable qu’il n’y ait pas de réponse politique à une attente sociétale forte ! » Les dix ONG (2) n’y vont pas par quatre chemins quand il s’agit de défendre le contrôle vidéo du poste d’abattage. Ils ont adressé un courrier en ce sens le 3 janvier 2017 aux 577 députés français, courrier qu’ils ont diffusé à la presse ce 10 janvier.

Un amendement débattu le 12 janvier

Le contrôle vidéo du poste d’abattage était intégré à la proposition de loi présentée après la commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie. Mais les députés de la Commission des affaires économiques l’ont rejeté en décembre dernier. Le texte sera examiné en séance publique jeudi prochain, le 12 janvier.

« Le contrôle vidéo au poste d’abattage permet de répondre à de nombreuses problématiques à l’origine d’infractions en abattoir, argumentent les ONG dans leur communiqué. Il devrait être rendu obligatoire et strictement encadré avec mise en place d’un contrôle indépendant. » Les associations assurent même que « 85 % des Français (3) sont favorables à cette mesure ».

« L’amendement présenté rétablit la mesure phare attendue par les citoyens : l’installation de caméras pour un contrôle des zones dans lesquelles sont manipulés les animaux vivants jusqu’à leur mise à mort. Nous vous invitons à soutenir cet amendement qui permettra de pallier, en partie, l’insuffisance des contrôles vétérinaires sur la manipulation et la mise à mort des animaux. »

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(1) Olivier Falorni présidait la commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie.

(2) Afaad (Association en faveur de l’abattage des animaux dans la dignité), CIWF France (Compassion in World Farming), Droits des animaux, Fondation assistance aux animaux, Fondation Brigitte Bardot, Fondation 30 millions d’amis, LFDA (La Fondation Droit animal, Éthique et Sciences) L214, OABA (Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs), Welfarm – Protection mondiale des animaux de ferme.

(3) Sondage Ipsos réalisé en octobre 2016 pour la Fondation Brigitte Bardot et Droits des animaux.