La FRSEA et JA (Jeunes Agriculteurs) du Massif central, ainsi que JA du Limousin, interpellent le président de la République, lui rappelant : « Vous avez annoncé un plan de relance exceptionnel pour l'élevage... Nous attendons maintenant, du concret ! » Ces attentes s'articulent autour de trois axes : les prix et le fonctionnement du marché intérieur, les contraintes environnementales et la Pac.

Les trois syndicats plaident pour une révision de la loi de modernisation de l'économie. L'objectif : « Mettre fin à la dictature de la grande distribution française, assurent-ils. Sous couvert de la défense du pouvoir d'achat, la distribution détruit les filières françaises de production et les emplois qui vont avec. »

La FRSEA et JA soulignent que l'état des finances des éleveurs ne peut attendre la fin du débat législatif, et que « le caractère « exceptionnel » du plan de relance doit se traduire immédiatement dans des prix rémunérateurs pour les éleveurs ».

Concernant la réglementation environnementale, le syndicalisme majoritaire du Massif central demande à ce que les éleveurs soient « libres dans leur travail. Depuis trop longtemps, l'Etat et les collectivités territoriales sont à l'écoute des lobbyings écologistes et oublient les agriculteurs et les réalités de terrain. La surenchère administrative environnementale française étouffe les éleveurs ».

Enfin, rebondissant sur la volonté des pouvoirs publics de faire de la Pac un outil de relance pour l'élevage, la FRSEA et JA proposent à l'Etat qu'il mette en place le « projet de réforme que nous proposons au travers :

• d'une politique de montagne ambitieuse par un triplement du budget et le maintien du zonage actuel pour les zones défavorisées ;

• d'un couplage revalorisé des soutiens à l'élevage ;

• du respect du principe : à contraintes équivalentes, soutien équivalent ! »