Le jeudi 31 janvier marque laclôture du scrutindes élections aux chambres d'agriculture de 2013. Pendant dix jours, trois millions d'électeurs ont eu à désigner leurs représentants départementaux et régionaux, pour les six prochaines années.

Un véritable test de représentativité pour les syndicats en lice, qui ont multiplié les actions de communication pendant la campagne : colloques, manifestations, clips vidéo controversés, échanges de lettres ouvertes, communiqués de presse en quantité... Quitte à manquer parfois de pertinence.

Tous attendent désormais le verdict des urnes. Le tandem FNSEA-JA conservera-t-il sa suprématie ? Une forte pression repose sur ses listes, car même s'il reste favori, tout score inférieur à celui obtenu en 2007 (55,19 %) serait considéré comme un recul de son influence...

De leur côté, les minoritaires espèrent atteindre le seuil de représentativité – abaissé de 15 à 10 % par le gouvernement – dans le plus de département possible. Il reste à savoir si la Coordination rurale sera à la hauteur de ses ambitions (conquérir une quinzaine de chambres en plus de celles du Lot-et-Garonne et du Calvados, qu'elle entend bien conserver) et si la Confédération paysanne réussira à enrayer sa chute (-7 points entre 2001 et 2007). Et qu'adviendra-t-il du Modef, petit poucet de ces élections ?

Au-delà des scores, le taux de participation, traditionnellement bon lors de ces élections (61,2 % en 2001, 66,4 % en 2007), devra être observé de près. Face aux bouleversements du contexte économique et syndical de ces six dernières années, il demeure la grande inconnue. Dans certains départements, comme le Finistère ou la Vienne, on s'inquiète déjà du taux élevé d'abstentions...

Toutes ces questions trouveront leurs réponses lors de la publication officielle des résultats, attendue entre le 6 et le 8 février 2013.

Alain Cardinaux