Les chambres d'agriculture viennent de reconduire, pour la période 2013-2016, leur partenariat avec l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Objectif : réduire la consommation d'énergie des exploitations agricoles tout en les incitant à devenir, elles-mêmes, productrices d'énergie.

Dans le cadre du débat national sur la transition énergétique lancé par le gouvernement, les chambres d'agriculture entendent être « force d'actions et de propositions », a témoigné Guy Vasseur, président de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA), mercredi devant la presse. C'est dans ce cadre que s'inscrit la reconduction, sur la période 2013-2016, du partenariat avec l'Ademe.  

Engagé en 2005, cette coopération s'est concrétisée par de nombreuses opérations portant sur l'énergie et les gaz à effet de serre, ainsi que sur la gestion des effluents et des déchets agricoles : diagnostics d'exploitations, études et expérimentations, documents de vulgarisation, accompagnement de projets d'investissements.  

A titre d'illustration, les 160 millions d'euros (M€) d'argent public injectés, entre 2009 et 2011, dans le plan de performance énergétique (PPE), ont généré un investissement global de 380 M€ sur les exploitations, rappelle Philippe Touchais (service Agronomie Environnement de l'APCA). Le retour sur investissement peut varier considérablement d'une réalisation à l'autre : 4 ans pour une chaudière permettant de valoriser le « bois bocage énergie », 4 à 8 ans pour un récupérateur de chaleur dans les bâtiments volaille, 6 à 12 ans pour un méthaniseur.

L'accord-cadre 2013-2016 conclu entre l'APCA et l'Ademe privilégie quatre domaines d'actions prioritaires :

- la gestion et la protection des sols : il s'agit derenforcer le conseil et la formation auprès des agriculteurs pour préserver la qualité des sols, développer l'usage des bio-indicateurs et mettre en évidence des mécanismes de lutte contre l'artificialisation des sols ;

- l'efficacité énergétique : les objectifs portent principalement sur l'accompagnement des politiques publiques, la mobilisation de la biomasse, l'accompagnement des outils de diagnostics ;

- la gestion des matières organiques : les actions porteront sur l'appui au développement de la méthanisation des effluents agricoles et le développement du co-compostage ;

- le changement climatique : il s'agit de sensibiliser le monde agricole, d'identifier et de promouvoir des techniques permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre ou de stocker du carbone, ou encore de développer des indicateurs de suivi des impacts du changement climatique.

D'autres actions sont annoncées sur la dépollution de l'air, la mise en oeuvre de filières de gestion des déchets inorganiques et sur la problématique de l'alimentation durable.

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B.C.