Dans son dernier bilan sur l’état des nappes en France, paru ce 18 juillet 2017, le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) montre qu’au 1er juillet 2017, l’évolution du niveau des nappes traduit une situation précoce de basses eaux en période estivale.

Déficit de pluviométrie depuis plusieurs mois

Le déficit pluviométrique enregistré ces derniers mois sur une grande partie du territoire explique un taux de recharge déficitaire. Les premières pluies d’automne qui avaient commencé à engendrer un premier épisode de recharge n’ont pas perduré et la situation ne s’est pas améliorée au cours de l’hiver.

Au cours du printemps, les pluies ont été bénéfiques pour la végétation mais peu efficaces pour assurer une recharge des nappes.

Le nombre de points en baisse (87 %) a beaucoup augmenté au cours des deux derniers mois (59 % à la fin d’avril 2017) et le nombre de points en hausse (4 %) est désormais très réduit (il était de 24 % à la fin d’avril 2017).

Sur l’ensemble du territoire, les niveaux des nappes se situent autour de la moyenne, voire plus hauts pour seulement 26 % des points suivis, ils sont modérément bas à très bas pour les 74 % restants.

Certaines nappes autour de la moyenne

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en période de basses eaux, dite période estivale, avec des niveaux autour de la moyenne, le BRGM cite :

  • Les aquifères karstiques des régions de Nîmes et Montpellier dont les niveaux sont toujours orientés à la baisse mais qui se situent encore globalement autour de la moyenne dans un contexte de pluies proche de la normale pour ce mois de juin.
  • La nappe des calcaires de la Beauce au sud du Bassin parisien dont les niveaux, désormais en baisse, sont globalement autour des valeurs moyennes.

Secteurs aux niveaux bas ou très bas

De nombreux secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux bas, voire très bas, par rapport aux moyennes, le BRGM peut citer par exemple :

  • La nappe de la craie champenoise dont les points sont orientés à la baisse et qui présentent, pour un grand nombre d’entre eux, des niveaux bas.
  • Toutes les nappes du bassin Adour-Garonne qui présentent des niveaux plus bas que la moyenne à cause d’une recharge hivernale réduite. Les niveaux sont globalement tous orientés à la baisse.
  • Les aquifères de la vallée du Rhône, en aval de Lyon, qui présentent des niveaux orientés à la baisse et qui, dans leur grande majorité, sont bas, voire très bas, en conséquence de la recharge hivernale déficitaire.
  • La nappe des calcaires jurassiques de Lorraine dont tous les niveaux sont globalement bas et désormais orientés à la baisse.
F.M.