Dans un communiqué de presse datant du vendredi 1er avril 2016, la Coordination Rurale (CR) pointe du doigt les nombreuses approximations avancées par le ministre de l’Agriculture et l’absence d’alternatives satisfaisantes sur cerises contre Drosophila suzukii à la suite du retrait du diméthoate.

La CR estime inadmissible l’imposture du ministère de l’Agriculture, laissant croire à la société civile que les producteurs ont des alternatives, alors qu’elles n’existent pas. Le syndicat demande l’application de l’article 53 du Règlement (CE) 1107/2009, qui permet à tout État membre de délivrer une autorisation de mise sur le marché pour un usage dès lors qu’il n’y a pas d’alternative et qu’il s’agit d’un enjeu fondamental pour la filière.

« Les pertes directes liées à la non-commercialisation des fruits ont été chiffrées à 20 millions d’euros en 2013, détaille-t-elle. Nul doute qu’elles seront encore plus importantes cette année. Du fait de l’hiver doux favorable à la propagation de la Drosophila suzukii et de l’interdiction du diméthoate, l’infestation sera certainement plus importante que les années précédentes. »

Si l’État ne révisait pas sa position, alors la CR le considérera responsable et réclamera à l’État français un dédommagement intégral du préjudice subi par l’ensemble des entreprises de la filière de la cerise dans son intégralité, amont et aval.