« En détruisant des parcelles expérimentales de la recherche publique et intégralement financées sur fonds publics, et en appelant à traquer les essais où qu'ils se trouvent, les ''faucheurs volontaires'' et leurs amis confirment année après année que c'est bien la science et la technologie qui sont les cibles de leurs actions », ont affirmé l'Association française pour l'information scientifique (Afis), et l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV), dans un communiqué.

Les deux organisations réagissent ainsi aux destructions de plants de vigne génétiquement modifiés, qui ont eu lieu dimanche à l'Inra de Colmar.

« Les porte-paroles des organisations dites environnementalistes et des mouvements politiques qui les soutiennent ou les animent se font remarquer par un silence assourdissant dès qu'il s'agit de la recherche publique en biotechnologies végétales », ajoutent l'AFBV et l'Afis.

« Engluées dans des compromis politiques, les autorités publiques ne parviennent pas à rendre intelligible une politique de développement scientifique et technologique en matière de biotechnologies végétales », poursuivent-elles.

« En dix ans plus de 70 actes de vandalisme ont été perpétrés contre la recherche publique sur les plantes génétiquement modifiées en Allemagne, au Royaume-Uni, en France et en Suisse », indiquent les deux organisations.

Partageant « l'exaspération et la colère des chercheurs, ingénieurs, techniciens et agriculteurs » face aux destructions d'essais OGM, l'AFBV et l'Afis « exigent des autorités publiques qu'elles mettent en oeuvre les mesures appropriées pour la conduite sécurisée des essais qui ont été autorisés par les agences gouvernementales qualifiées ».

Les « faucheurs » de vignes transgéniques devraient « être condamnés à rembourser l'intégralité du préjudice qu'ils ont commis », a quant à elle déclaré, lundi, sur France Inter, la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse.

Pour l'Inra, « qui a investi des mois et des années d'efforts dans cette recherche qui est indispensable », le « coût est très important », a-t-elle ajouté.

« C'est à cette aune-là que les faucheurs devraient être condamnés », on doit leur faire payer « l'intégralité des salaires des chercheurs, de l'énergie des chercheurs, voire même la pénalisation de cet espoir que ça représentait, en matière de culture de la vigne, pour tous nos viticulteurs », a poursuivi la ministre.

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