L’enquête, menée en 2015, porte sur 483 échantillons prélevés dans 388 établissements. La DGCCRF a analysé « 142 légumes (dont six algues), 91 fruits (dont 17 fruits séchés et trois fruits à coque), 74 céréales (ou leurs dérivés), 45 compléments alimentaires, 28 jus de fruits et nectars, 15 aliments pour nourrissons et enfants en bas âge, 32 cacaos et chocolats (ou denrées à base de l’un ou de l’autre), 22 conserves, 10 huiles végétales et 24 thés. »

Parmi eux, 14 échantillons (3 %) dépassaient les teneurs maximales réglementaires en plomb, cadmium, arsenic ou nickel. Parmi les échantillons dépassant la teneur maximale en plomb, l’enquête recense notamment une pomme golden, une carotte biologique et deux jus de pomme (dont un biologique). Un échantillon de pomme de terre présentait un dépassement en cadmium. Ces anomalies ont donné lieu à un retrait du marché ou à la destruction du produit.

Réglementation

La DGCCRF précise que ces données ont été transmises à l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) et à l’Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments). « Elles seront notamment exploitées dans le cadre des travaux futurs relatifs au cadmium, à l’arsenic et au nickel et afin de préparer l’adoption de mesures de gestion des risques : fixation ou révision des teneurs maximales réglementaires, élaboration de codes de bonnes pratiques pour réduire la contamination, mise en place de recommandations de consommation, etc. »