De 7 structures de production adhérentes au commencement, 21 un mois après, 52 en ce début de 2019 (qui représente plus de 3 000 producteurs et plus de 10 % de la production française), le collectif espère compter plus de 80 adhérents à la fin de l’année. 26 espèces sont aujourd’hui labellisées et une vingtaine devrait rejoindre le label d’ici à la fin de 2019.

Vers la transformation

Le collectif s’élargira aussi à de nouvelles filières. « Notre démarche a été initiée dans le monde des fruits et légumes frais, explique Gilles Bertrandias, le président du collectif. De nombreuses entreprises de transformation, séduites par la démarche, souhaitent aujourd’hui adhérer. Nous proposerons rapidement des pruneaux (avec la Maison Roucadil), des pâtes (avec Alpina Savoie), des jus de fruits (avec Jardins de l’Orbrie et la marque Cœur de pomme), du quinoa (avec Quinoa d’Anjou)… et des vins ! »

Prix en hausse de 30-35 %

À la fin de 2018, 9 500 tonnes de fruits et légumes ont été vendues à la grande distribution essentiellement. « Cette démarche nous permet de valoriser les produits de 25 à 80 % de plus que les conventionnels, avec une moyenne autour de 30-35 % », précise Gilles Bertrandias. Après Intermarché, Auchan, Leclerc, carrefour, Casino, Monoprix… nous allons désormais viser le secteur de la restauration.

IFT en baisse de 51 %

D’un point de vue technique, le président rappelle que le Collectif s’engage à une absence de résidu de pesticides « avec des résultats inférieurs à la limite de quantification ». « On recherche toutes les substances actives qui génèrent des résidus mais également celles susceptibles de générer des résidus en raison de l’existence d’autres cultures dans l’environnement proche par exemple », précise-t-il.

Pour atteindre le résultat de « Zéro résidu de pesticides », les producteurs s’appuient sur une conduite économe en phytos. Ainsi, la différence d’IFT en 2018 entre des fruits et légumes conduits en conventionnel et ceux labellisés est de 51 %. « Nous sommes donc déjà en avance sur les objectifs du ministère de réduire l’utilisation des phytos de 25 % d’ici à 2020 et de 50 % en 2025, » précise Gilles Bertrandias. Et pour éviter les contaminations extérieures, les produits sont obligatoirement emballés.

HVE dans la démarche

Par ailleurs, le Collectif Nouveaux champs a décidé d’inscrire la démarche HVE (haute valeur environnementale) dans le socle de la démarche « Zéro résidu de pesticides ». Aujourd’hui, 50 % des producteurs engagés sont également engagés en HVE, dont 14 % en HVE 3.

F.M.