Alors que les vendanges tardives arrivaient à leur terme, une estimation au 1er novembre prévoit une récolte viticole de 36,8 millions d’hectolitres (Mhl). Elle serait en retrait de 18 % sur un an et de 19 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années, indique une note de conjoncture Agreste du ministère de l’Agriculture, publiée le 9 novembre.

Le gel au printemps…

Plusieurs événements climatiques ont touché les vignobles et participé à cette chute de la production. Les gelées du printemps, qui ont touché de manière hétérogène l’ensemble des bassins de production, ont été la première vague d’intempéries à toucher les viticulteurs. « Les bassins du Sud-Ouest (notamment dans le Bordelais), des Charentes, de l’Alsace et du Jura ont été les plus affectés », précise Agreste.

Des épisodes de grêles et de coulure ont ensuite pris le relais des gelées. La première a frappé en Bourgogne-Beaujolais, dans le Sud-Ouest, le Languedoc et le Sud-Est, alors que la seconde a sévi notamment sur le pourtour méditerranéen.

… et la sécheresse à la fin de l’été

La sécheresse de fin d’été a parachevé l’œuvre du gel et de la grêle. « Ce phénomène climatique persistant, associé à de la chaleur et du vent, a conduit à la déshydratation des baies. Au pressurage, dans ces bassins, les rendements en jus des raisins ont été faibles » analyse Agreste. Les vignobles méditerranéens et du Beaujolais ont été particulièrement touchés.