Le département de la Gironde, l’un des premiers consommateurs de produits phytosanitaires en France destinés à la viticulture, a réduit de moitié son utilisation de produits classés cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques, (CMR) en trois ans, selon des données fournies le 13 mars 2018 par le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB).

Les ventes de produits phytosanitaires de synthèse CMR, destinés à lutter contre l’oïdium et le mildiou, sont tombées « aux alentours de 850 tonnes » en Gironde en 2016 alors qu’elles se situaient « à quelque 1 800 tonnes en 2014 », soit « un recul de 55 % en trois ans », indique le président du CIVB, Allan Sichel, en marge d’une conférence de presse à Paris.

Éliminer tout risque pour la santé

« Notre ambition est de les éliminer totalement, ainsi que tout ce qui peut constituer une prise de risque pour la santé » des 6 100 viticulteurs que compte le CIVB, ajoute Allan Sichel, qui précise aussi que les ventes d’herbicides ont reculé de 35 % sur les mêmes trois années en Gironde.

À deux reprises et à deux ans d’intervalle, en 2016 et 2018, le vignoble français, en particulier celui de Bordeaux, a été mis en cause pour son recours massif aux phytos, dans deux enquêtes successives réalisées par les émissions Cash Investigation et Cash Impact sur France 2.

AFP