« En 2020, un plan de surveillance officiel renforcé sera conduit avec plus de 350 inspections visuelles réalisées en cultures sur poivrons, tomates et aubergines et plus de 500 prélèvements systématiques même en l’absence de symptômes », a annoncé le ministère de l’Agriculture ce 6 février 2020 dans un communiqué de presse.

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Recherche ciblée

Le ministère précise également qu’il adaptera aussi son plan de surveillance annuel des végétaux et produits végétaux importés depuis les pays tiers. Ce plan intégrera « également la recherche de ce virus. Des fiches d’information ont été largement diffusées aux opérateurs professionnels pour les sensibiliser au risque de contamination lors du travail des végétaux. »

« Une cellule de veille entre les services de l’État dans la Région Paca, principale Région productrice de tomates, la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (Fredon) et les professionnels de la production de tomates a été activée dès 2019. Une surveillance officielle de l’ensemble du territoire français, notamment dans les serres de production maraîchère, est réalisée », assure aussi le ministère.

Le ToBRFV est un virus émergent dont les premiers signalements datent de 2014 en Israël et de 2015 en Jordanie, dans les deux cas sur des tomates produites sous serre. Il a ensuite gagné l’Europe, le Mexique et les États-Unis. Il a été signalé dans les pays limitrophes de la France dont l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne. Cependant, l’Allemagne a réussi à éradiquer le foyer de virus détecté en arrachant les plants, en les détruisant et en désinfectant le sol.

Avec l’AFP