Dans le Finistère, deux serres qui appartiennent à un exploitant adhérant de Savéol ont été touchées par le tomato brown rugose fruit virus (ToBRFV) ou virus de la tomate. Selon l’Anses, ce tomato-virus peut infecter jusqu’à 100 % des plantes sur un site de production, ce qui le rend redoutable pour les cultures à haute densité de plantation comme les cultures sous serre.

Des plants qui proviennent du Royaume-Uni

« C’est un producteur de notre coopérative. C’est tombé chez nous, ça aurait pu tomber ailleurs », a souligné Pierre-Yves Jestin, président de Savéol, au Salon de l’agriculture de Paris.

Les plants incriminés proviennent du Royaume-Uni et sont issus de semences produites aux Pays-Bas. Trois autres exploitations, dont on ignore à quelle coopérative elles sont affiliées, ont reçu le même type de plants et font actuellement l’objet de prélèvements dans le cadre de l’enquête de traçabilité, a précisé le ministère de l’Agriculture.

Les analyses sont toujours en cours, selon l’Agence de sécurité sanitaire (Anses), qui avait lancé une alerte deux semaines avant la confirmation du premier cas.

À lire aussi : Virus de la tomate, une exploitation du Finistère placée sous séquestre complet (17/02/2020)

Une situation sous contrôle

« La situation est sous contrôle aujourd’hui, […] on travaille vraiment de concert avec les services de la DGAL », la direction générale de l’alimentation du ministère de l’Agriculture, « chaque jour on avance, on échange, on a cette chance d’être une coopérative, avec des valeurs de solidarité », a ajouté Pierre-Yves Jestin.

Le patron de Savéol a assuré que la coopérative est aux côtés du producteur touché : « On le réconforte, la coopérative ne va pas le laisser tomber. On travaille à trouver une solution » pour l’accompagner « sur le volet financier ».

La Confédération paysanne a indiqué que la section des légumes du FMSE (Fonds national agricole de mutualisation sanitaire et environnementale) s’était réunie le 26 février 2020 afin de discuter de l’ouverture d’un programme d’indemnisation spécifique pour le tomato-virus. L’organisation précise qu’elle a donné son aval à ce programme.

À lire aussi : Santé des végétaux, prévenir l’émergence de nouveaux foyers de bioagresseurs (25/02/2020)

Avec l’AFP