« Conséquence grave des intempéries de ce printemps, le mildiou envahit les vignes et annonce des récoltes catastrophiques dans de nombreux terroirs », alertait la Confédération paysanne dans un communiqué daté du 4 juillet 2018. « Déjà confrontés aux graves dégâts causés par les intempéries, les paysannes et paysans ne peuvent être les seuls à supporter les risques climatiques. La Confédération paysanne demande donc aux pouvoirs publics de prendre en charge cette crise sanitaire. »

Le syndicat exige « une prise en charge des situations difficiles » avec « un accès facilité aux aides sociales », « une prise en charge des cotisations sociales » ou encore « la possibilité de mettre en place du travail partiel » sur les fermes les plus touchées.

Enrayer les « déconversions » bio

Pour les exploitations en Agriculture biologique, le syndicat demande en outre « le rétablissement structurel de l’aide au maintien à l’agriculture biologique » et de veiller à ce que l’autorisation du cuivre soit maintenue. « C’est cet usage qui permet de limiter nettement l’utilisation de pesticides et de lutter contre le mildiou. Sinon les « déconversions » qui ont déjà commencé, vont s’accélérer, en contradiction avec les ambitions affichées sur l’agriculture biologique », poursuit-il.

Enfin, la Confédération paysanne appelle l’État à engager « une refonte structurelle de la viticulture », précisant que « si quelques-uns s’en sortent, la plupart sont dans des situations financières très critiques ».

A.M.