Les grèves SNCF vont bon train. L’un des dommages collatéraux de ce blocage est le fret. Dans un communiqué publié le 19 avril 2018, Coop de France rappelle que le transport ferroviaire représente 10 % du transport de marchandises en France dont 13 % de produits agricoles et agroalimentaires.

« Le fret ferroviaire approvisionne par exemple pour près de 50 % les amidonniers, pour 40 % les sites portuaires pour l’exportation de céréales et certaines usines bretonnes d’alimentation animale, estime Coop de France, avant d’ajouter que les coopératives ont investi aux côtés de l’État et des collectivités locales. […] Il est dommageable que ces choix stratégiques vertueux se retournent aujourd’hui contre les entreprises. »

Priorité aux produits agricoles

Coop de France estime que les transports de produits agricoles et agroalimentaires doivent rester une priorité. « À plus long terme, pour assurer la rentabilité des investissements réalisés par les coopératives et ne pas mettre en péril leurs activités, une part minimale du plan de transport ferroviaire devra pouvoir être garanti par la SNCF », demande-t-elle.