« Les céréales enregistrent une part de marché historiquement haute », indique Haropa, pôle portuaire réunissant les ports du Havre, de Rouen et de Paris, dans son bilan de 2018. Le tonnage de céréales exportées par ces structures s’est élevé à 7,6 millions de tonnes (+37 %), soit l’une des meilleures performances des 15 dernières années.
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« Les céréales enregistrent une part de marché historiquement haute », indique Haropa, pôle portuaire réunissant les ports du Havre, de Rouen et de Paris, dans son bilan de 2018. Le tonnage de céréales exportées par ces structures s’est élevé à 7,6 millions de tonnes (+37 %), soit l’une des meilleures performances des 15 dernières années.

Une part de marché de 50 % pour le blé et l’orge

« Ce résultat vient conforter le bon résultat de la campagne céréalière de 2017-2018, qui s’était achevée, en juin dernier, sur un trafic de 7 millions de tonnes (+75 %) et une part de marché nationale de 50 % pour les exportations maritimes de blé et d’orge », peut-on lire dans le document.

L’augmentation du trafic maritime va de pair avec une progression du préacheminement massifié (chemin de fer + fleuve) sur le bassin de la Seine. Pour les céréales, il a atteint 2,2 millions de tonnes pour la campagne de 2017-2018, « et ce malgré les difficultés liées aux crues de la Seine et aux mouvements sociaux dans le secteur ferroviaire au printemps 2018 ». C’est 29,5 % des acheminements totaux, contre 26,8 % l’année précédente.

Engrais et agro-industrie à la hausse

Cette campagne s’accompagne d’une hausse des trafics des engrais (+8,3 %) et de l’agro-industrie (+1,8 %). Haropa explique qu’en engrais, cette tendance s’explique notamment par un rattrapage de la consommation : moindre utilisation des engrais de fond lors de la campagne précédente, carence d’azote dans les sols en lien avec les fortes pluies enregistrées en automne 2017 et hiver 2018.

La menace d’une taxation européenne sur les importations d’engrais liquides (solution azotée) en provenance des États-Unis, de la Russie et de Trinité-et-Tobago (Caraïbes) pour le début de 2019 a également dynamisé les trafics à la fin de l’année 2018.

En ce qui concerne l’agro-industrie, de nombreux trafics ont été orientés à la hausse en 2018 : pulpe de betterave, sucre, tourteaux de soja et de gluten, huiles alimentaires, malt, cacao…

« Certains trafics comme le sucre connaissent une très forte progression (122 %) à la suite du retour de l’Union européenne sur le marché mondial et à l’offre complète proposée par les 2 terminaux sucriers de Rouen et du Havre », indique Haropa. Ces terminaux permettent en effet d’expédier le sucre en vrac, sacs, big-bags et conteneurs partout dans le monde.

Le terminal céréalier de Sénalia en travaux

Le Port de Rouen et Sénalia ont entrepris conjointement, à la fin de l’année 2018, des travaux sur le terminal céréalier de Sénalia à Grand-Couronne, le plus important de Rouen. Il traite 2 à 3 millions de tonnes de céréales par an.

Ces travaux, qui se termineront au début de 2019, feront de ce terminal céréalier le plus performant d’Europe, avec 3 portiques d’une capacité de chargement de 1 000 t à l’heure. Le port de Rouen a ainsi investi 9,5 millions d’euros dans le rempiétement du poste de chargement, et Sénalia a 11,5 millions d’euros dans de nouveaux portiques de chargement.

H. P.